– Lyon –

Hello !

Voilà bien deux mois que je ne suis pas venue poster sur le blog et pour cause, il y a de l’eau qui a coulée sous les ponts 🙂

C’est marrant depuis que j’ai quitté le blog avec mes derniers examens médicaux (endoscopie haute et basse) et je vous reprend avec des examens similaires mais faut que je vous explique pourquoi…

Fin avril quand j’ai rencontré le gastro-entérologue de ma ville, il m’a dit que je n’avais pas trop le choix de passer par des examens pour avoir un diagnostic, ok soit. Je lui parle de la maladie (qui est génétique) de mes enfants, je lui transmet le protocole et il me dit ok qu’il pourrait faire les biopsies spécifiques sans problème. Je le crois naïve comme je le suis. Arrivé au jour prévu de l’hospitalisation pour la préparation #coloscopie qui a été un enfer, j’exécute comme un soldat tout ce que je devais faire et me voilà prête le lendemain matin pour le bloc. (l’histoire en détail est dispo ici )

Pour résumé, ce fameux médecin n’aura pas fait les biopsies pour qu’on puisse savoir si j’ai la même maladie que mes enfants et j’ai du prendre contact à nouveau avec le professeur de Lyon pour pouvoir les effectuer chez eux. Les délais ont été rapide car la date d’hospi est tombé très vite soit du 10 au 12 juillet à l’hopital Edouard Hériot.

— L’organisation —

Initialement prévu pour un petit séjour sur Lyon avec l’homme et les deux petits mais nos plans ont été déjoués par un petit garçon (Nolan) qui nous a fait une infection urinaire après avoir été 15 jours perfusés à domicile, nous décidions que sa serait bien trop compliqué de voyager ainsi. C’est alors que je prenais la décision sans réflechir de partir SEULE 48h mais je ne savais pas du tout dans quoi je m’embarquais …

Les quelques jours avant, je sentais l’angoisse, la pression et sans moyen de me rassurer je prenais encore sur moi mais j’avoue avoir craqué un petit peu. J’ai extériosée par écrit mais je regrette beaucoup car je ne pouvais le faire chez qui je l’ai fait #culpabilité. Enfin, c’est fait!

Les deux jours avant ont été très speed, je n’ai pas eu le tps de réflechir au voyage mais le train lui était réversé sauf que je n’avais pas prévu de valise, ni de quoi manger sur place. Le stress, ce fameux stress qui m’a rendu complétement folle mais encore une fois, est ce que j’avais le choix ? En plus, une prise de tête avec l’homme et une maison pas complétement ok avant le départ, je vous laisse imaginer dans l’état que j’étais.

— Le jour J —

Train prévu à 7h40 donc le réveil a sonné à 6h! J’étais prête depuis la veille 23h, j’avais tout et ma valise était bouclée. L’homme n’avait pas compris mon stress et prendra mal une insulte * (abruti) la veille mais bien sûr que je le pensais pas, j’étais dépassée. Nous avons réveillé Nolan et nous sommes parti pour la gare. Arrivé sur place, toujours difficile avec l’homme, il campera sur ses positions, soit… je partirai sans bisous et encouragement de mon mari et je laisserai un petit Nolan qui pleura dans la voiture. J’avoue qu’à ce moment là, je ne voulais plus partir 😦

Malgré cette atmophère lourde, je me dirigea vers le train qui sera déjà à quai, je m’installe et je patiente jusqu’à son départ. L’aller se passera bien, un peu long mais on prend vite le pli même si il y a beaucoup de monde, vacance scolaire oblige.

J’arrivais sur Lyon vers 11h45, j’avais prévu un #uber pour 12h car il était hors de question que je puisse me perdre sur Lyon alors que je ne connais pas cette grande ville. La première grosse galère était de trouver le point de rdv des #uber et le stress car j’avais tout bon sauf que j’étais sur l’allée des taxi et les #uber sont interdit, la dame du #uber m’appelle et m’explique où elle est stationné. J’ai la chance d’être tombée sur #Corinne qui a été un vrai amour. J’arrive pour 12h15 à l’hôpital, je fais la partie administration, je demande bien entendu une chambre seule (je suis incapable de supporter une autre personne a côté de moi) et je me dirige vers le service. Une dame d’accueil m’installe dans un petit salon et à partir de là on ne me dira plus rien pendant presque 2H! Je n’avais pas mangé depuis 6h, et je n’avais AUCUNES informations. Très très anxiogène d’être dans un lieu qu’on ne connait pas, sans informations. Vers 15h15, on me cherchera pour le rdv anesthésiste et j’apprendrai par la même occasion que je partagerai la chambre avec une dame insupportable qui fait que de répéter ses déboires 😮 not possible hein ! Je craque une première fois… je sature, et j’ai voulu rentrer! On me demande d’aller au rdv anesthésiste et puis qu’on réglerai l’histoire de la chambre plus tard, ok sans manger j’exécuta les ordres.

Arrivé au rdv, encore 1H30 d’attente et la sa sera la goutte qui fera deborder le vase… je sais que beaucoup ne peuvent imaginer comment je vis les choses de l’intérieur mais imaginez déjà 4h de train bombés, des gens qui parlent, mangent, respirent qu’il faut pouvoir supporter, plus de l’attente sans aucune connaissance du programme =  à un meltdown ! Pourtant j’ai pris sur moi, même si je râlais (ce qui permet de sortir la pression), les larmes sont vite venues et je voulais absolument rentrer. En pleure, c’est sur Nathalie une infirmière d’accueil que je tomberai et qui sera mon ange. Elle passera trente bonne minutes à me rassurer, à me faire parler et surtout m’aider à passer le CAP, elle sera au petit soin et vraiment un petit miracle dans cette journée. Je passerai par la case anesthésie et encore une fois sur une personne fabuleuse qui tentera par tout les moyens de me faire rire 😉 Elle me dira qu’elle s’occupera spécialement de moi le lendemain matin et qu’elle s’assurera que je prendrai de la ranitidine avant l’anesthésie à cause du reflux. Je serai enfin rassurée et de retour au service, une autre surprise c’est qu’une chambre seule m’attendait. Enfin… je pourrai me poser. La soirée a été difficile, sans repas car il y avait rien pour moi, SANS RESEAUX mobile malgré pourtant un super 4G+ dehors. C’est long ce genre de soirée, je m’ennuierai même ! J’ai du sortir plusieurs fois pour télécharger des films sur Netflix ^^ enfin cette parenthèse coupée du monde m’a fait du bien (enfin j’aimerai + de vraie vie), je me suis rendu compte que les réseaux sociaux ne sont pas si utile que ça… que les gens s’en tape de qui vous êtes, ce que vous faites et même de ce qui vous arrive. Sans soutien de la famille, sans aucun SMS de la famille… je m’endormirai seule dans l’inconnue la plus totale! #solitude

— Jour de l’endoscopie / le 11 juillet 2019 —

Reveil matinal comme fréquement, je crois qu’à 5H30 j’étais déjà réveillée… c’est long de patienter le matin sans insta, FB ^^ Vers 8h, on me demandera de me doucher et je partirai pour le bloc vers 9H. Toujours sans encouragement, sans SMS, sans mails, sans aucun message (* je crois que sur insta j’en avais désolé si j’ai oubliée, je parlais surtout de l’entourage là)… c’est dans ses moments là où une petite idée noire est apparu en moi… si je devais mourir au bloc, je serai rien, je ne manquerai à personne. Je suis RIEN pour la plupart dans ce monde. Oui c’est glauque, mais c’est tellement vérité, c’est difficile d’avoir une meilleure estime de soi quand le monde ne veut pas de nous.

Bref… arrivée au bloc, le personnel a été merveilleux, bienveillant et même l’anesthésiste de la veille (elle pourrait être ma maman ^^), elle a prit le tps de me montrer les ingrédients de la ranitidine et m’a vraiment détendu, c’est aussi elle qui m’aura perfusé (normalement la perf est posé la veille en chambre mais j’en pouvais plus alors l’équipe a autorisé de le faire au bloc). Contraitement à mes endoscopies à la clinique où l’attente en préparation avait été une torture, là tout se passera rapidement et en quelques minutes j’entrerai dans un vrai bloc opératoire pour les opérations avec endoscope. Après quelques informations d’identités à confirmer, je me sentais déjà partir, on me demandera de respirer fort et profondément et sa sera le gros dodo.

Contraitement aussi à la clinique, le réveil se fera parfaitement, clairement je serai dans le gaz mais l’équipe vraiment au petit soin et très vite je serai rassurée. Les petits détails plaisirs seront le drap chaud et les lunettes dès réveil. Je repartirai en chambre rapidement, un petit pipi et très vite je quitterai la blouse pour mes fringues. Après je somnolerai toute l’après midi en dormant plus au moins jusqu’à bien 17h! Je sortirai du gaz et j’irai prendre l’air et une petite dose de réseau sociaux. Encore une fois aucun sms, mails, messages… c’est drôlement long quand même! Je crois quand même qu’il y avait deux trois personnes qui m’ont demandés des nouvelles (pardon si j’ai oubliée) mais personne de mon entourage proche. Le soir sa sera une barquette de pates sans beurre, un peu de grignotage et je m’endormirai vers 23H.

— Vendredi 12 juillet 2019, le retour —

Debout à 6h, prête à partir ^^ sans déconner comme un lion en cage, je voulais partir rapidement donc je mangerai, prend une bonne douche et je commencerai à préparer mes affaires. J’avais un train à prendre sur les coups de 12h, je refusais de le louper. J’activais le service pour pouvoir partir plus rapidement, très vite les papiers arriva, et je serai libre à 10H30 du service, halléluia ! Je prévois le #uber qui arrivera 10 min plus tard et me revoilà partie dans l’autre direction, celle de la gare. Après une attente de plus d’une heure, me re voilà dans le train. J’étais en mode automatique, je ne ressentais plus rien, j’étais même je crois en mode survit. J’arriverai vers 15h à la gare, et enfin je pourrai retrouver mes hommes qui entre temps j’avais pu retrouver un peu de paix avec mon homme.

Les résultats arriveront sous 3 semaines environ, j’en reparlerai mais voilà, les biopsies spécifiques sont faites, me reste juste à patienter maintenant en espérant qu’on trouvera l’origine de mes douleurs.

— FIN–

 

— Ce que je ne savais pas —

 

  • devoir tenir la conversation avec les chauffeurs d’uber ce n’est pas facile
  • être asperger n’est pas compris dans les servives hospitaliers, il y aun gros manque de formation, de compréhension.
  • attendre dans une gare bondé de monde est juste un cauchemar, je ne savais pas où attendre, mon coeur battait plus vite que d’habitude, j’étais mal.
  • devoir d’asseoir près de la fenêtre au sens inverse de la route est juste impossible d’autant plus quand un monsieur est assis a côté de soi (j’ai eu quand même un gentil monsieur) mais l’espace était si réduit.
  • attendre sans connaître la suite des évênements est difficile.
  • Plus jamais je ne voyagerai seule en train dans une ville que je connais pas
  • Il m’aura fallu une bonne semaine pour rattraper ce périple
  • partir seule n’est pas des vacances, je n’ai profitée de rien.

 

 

 

 

 

f

 

 

 

 


Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s